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Imagine Monet

Dernière mise à jour : 10 févr.

En fin de semaine passée je suis allé voir l’exposition immersive " Imagine Monet ", qui se déroule actuellement à l’Arsenal, de Montréal. Par sa taille grandiose la projection est saisissante dès le départ. On y présente plus de 200 tableaux de l’un des fondateurs du mouvement impressionniste, Claude Monet. L'impressionnisme est une approche consacrée à saisir la lumière naturelle et éphémère, qui offre des effets changeants sur la couleur et sur les formes. Elle fut l'objet de mauvaises critiques au début mais louangée par la suite. Né sous le nom d'Oscar-Claude Monet le 14 novembre 1840 à Paris et mort le 5 décembre 1926 à Giverny.


Dans ce vaste bâtiment au passé industriel situé dans le quartier Griffintown, on nous fait entrer d'emblée dans son univers, en commençant par son tableau emblématique, Impression, soleil levant, réalisé en 1872, pour terminer avec la magnifique série des Nymphéas, qui nous transporte dans ses jardins aquatiques. Il lui fallu près de huit ans pour compléter cette série qui compte environ 250 toiles. C'est le 17 mai 1927 qu'eut lieu l'inauguration de la série au Musée de l'Orangerie à Paris. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de voir en direct ce fameux jardin à Giverny au printemps 2019. C'est un décor tout à fait sublime. Un véritable oasis. On constate en étant sur les lieux que Monet n'était pas seulement un artiste-peintre, mais qu'il était aussi un horticulteur hors-paire.





Entre les deux on met de l’avant son environnement, sa famille, ses femmes et ses enfants, l’eau avec tous ses reflets remarquables, les paysages et les fleurs. Ces fleurs qu'il aimait tant. Son jardin et le pont japonais. Puis suivent les cathédrales qui sont toutes très floues, comme lors de journées chaudes et très humides. Monet ne voulait pas peindre la réalité telle qu’on la perçoit de manière générale. Il voulait peindre ce qu’il y avait entre lui et l’objet. Comme il disait si bien, " Je veux peindre l’air dans lequel se trouve le pont, la maison, le bateau. La beauté de l’air où ils sont, et ce n’est rien d’autre que l’impossible ". Un peu comme un mouvement perpétuel dans l'espace. On ressent très bien à travers toute son oeuvre son approche idéalisme qui le démarquait. On dit de lui qu'il ne vivait que pour la peinture. À partir de 1890, il réalisa des séries de peintures, en peignant plusieurs fois le même sujet à différentes heures de la journée, et à différentes saisons, qui changeaient en fonction de l'effet du moment qui lui était offert. Il n'est donc pas très étonnant de voir entre autre, plusieurs versions de couleurs diverses de la cathédrale de Milan.




Le choix de musique qui accompagne ce visionnement gigantesque qui occupe tout l’espace, est de bon goût et crée une atmosphère totalement zen. Le mariage entre les deux est tout à fait harmonieux et agréable à entendre. On nous offre un décor d’une grande beauté qui mérite toute notre attention. C’est un voyage dans le temps qui nous transporte dans les pas de l’artiste. Tous ses tableaux semblent longer les murs tout en douceur, en se dirigeant vers l’infini. Du début à la fin on nous fait vivre des moments paisibles et riches en couleur. L’expérience vaut vraiment le détour. Je vous le recommande fortement. L’exposition se poursuit d'ailleurs jusqu’au 27 février. Compte tenu de la grandeur de l’espace qui s’offre à nous, la distanciation est très facile à respecter.

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